OBJETS QUOTIDIENS ET MANDALA

Du gâteau d’anniversaire à la pizza en passant par la montre à aiguilles… Nous sommes entourés de mandalas sans le savoir.  Culbuto, matriochkas, jeu de l’oie, ronde, manège, toupie, perles, labyrinthe… tous ces jeux traditionnels ont traversé les âges et les frontières et nous parlent de mandala.

 CulbutoMaison

Culbuto

« Être dans son assiette »

Ceux qui pratiquent la méditation assise ou les arts martiaux savent qu’il est important d’être bien dans son « assiette », d’être bien « posé » dans son bassin. C’est la voie royale pour être en harmonie avec les forces de vie qui nous traversent entre Terre et Ciel le long de notre « Arbre vertébral ». Quand notre posture est bonne et que notre attention n’est pas perturbée par le carrousel de nos pensées, nous sommes comme le culbuto : rien ne peut pas nous renverser.

Retrouver sa verticalité

Ce jouet ancestral, qui paraît à première vue bien anodin, nous dit qu’il est possible de trouver en nous cette force intérieure qui nous donne cet équilibre et nous permet de retrouver notre verticalité quels que soient les événements de la vie.

Maintenir son équilibre

La pratique du mandala participe à nous maintenir dans notre centre, au cœur de notre essentiel. Cette force intérieure nous permet « d’encaisser » les chocs de la vie et de rester debout.

 

SurLeSujetMatriochkas

Matriochkas – Les poupées russes

De l’infiniment grand à l’infiniment petit

J’ouvre une poupée… je découvre à l’intérieur une autre poupée, plus petite.

J’ouvre cette deuxième poupée…. une autre poupée s’y trouve, plus petite,

J’ouvre cette troisième poupée…. une autre poupée s’y trouve, plus petite,

et cela pourrait durer indéfiniment…. Dans un sens comme dans l’autre.

Voilà un de ces jouets qui ont l’art de poser des questions métaphysiques.

D’une carapace à l’autre

La pratique du dessin centré est une invitation à regarder à l’intérieur de soi, à nous découvrir, comme on découvre une nouvelle matriochka chaque fois qu’on en ouvre une autre. De découverte en découverte, d’une carapace à l’autre, on chemine vers soi.

 

ToupieTourne-08637-20-06-2014

La toupie

Sur la pointe du pied

Un geste ferme et dynamique et voilà la toupie lancée dans sa ronde autour de son axe.

Elle se tient droite. Elle est presque immobile. Vu de dessus elle est un parfait Mandala, s’il en était autrement elle ne tournerait pas rond. Elle se tient toute droite sur la pointe de son pied et dresse sa tête vers le ciel. Son axe est droit comme un « i ». Sans intervention extérieure, elle peut tourner comme cela très longtemps.

Ça tourne rond ?

Le Mandala ressemble à une toupie. Son centre doit être parfaitement centré. Sa périphérie est ronde comme un ventre et son axe invisible passe par son point central.

Comme la toupie le Mandala nous parle de notre posture dans la vie, il nous questionne sur notre équilibre par rapport à nos forces intérieures, à notre capacité à vivre nos échanges avec le monde extérieur, il nous questionne sur notre ancrage entre terre et ciel.

Ça tourne rond ou ça ne tourne par rond ?

 

Les perles

Méditation active

Une perle est un mandala en volume.

J’enfile une perle, j’enfile une deuxième perle, j’enfile une troisième perle sur le fil…. et ainsi de suite. Ces activités répétitives ont quelque chose à voir avec la méditation. L’esprit est capté par l’attention nécessaire à son activité et le bavardage mental est ainsi stoppé. Cette activité favorise le calme intérieur. On enfile des perles comme on égraine son chapelet.

Contempler son monde intérieur

Dans la pratique du Mandala on égraine ses dessins centrés comme on enfile des perles, l’un après l’autre. Une relation s’instaure dans le silence, à l’abri de tous les bavardages. C’est une pratique qui s’installe dans le temps, dans l’intimité et la contemplation de notre monde intérieur.

 

JeuDeL'Oie-00022

Le jeu de l’oie

La quête du royaume

Ce parcours vers le château de l’oie reprend le thème de la quête du Graal, cette course incessante de « ce qui nous manque ». Ce manque existentiel ne saurait être comblé par aucune richesse extérieure. S’agit-il d’une soif d’autre chose ?  D’une nouvelle terre intérieure ?

 Le jeu de la vie

De case en case, ce parcours est plein d’embûches, quand on se croît arrivé on peut être refoulé à la case départ. On avance plus ou moins vite au gré du lancé de dés. C’est le jeu de la Vie. Gagnant aujourd’hui, perdant demain. L’important étant de passer un bon moment ensemble, car la vie aurait peu de saveur sans ces temps partagés.

 Unité intérieure

La pratique du Mandala peut devenir une quête de son unité intérieure. Avant de conquérir notre Royaume Intérieur il nous faudra bien des parties et bien des mandalas. Mais chaque fois que nous atteignons le centre nous en ramenons un trésor.

 

Dédale et labyrinthe

Se perdre ou se trouver ? Là est la question

Entre dédale et labyrinthe la différence est de taille.
Le dédale essaie de nous perdre, le labyrinthe nous conduit vers le centre.
Le dédale comporte des fausses routes, des culs de sac… le labyrinthe pas.

Un va et vient initiatique

Le labyrinthe fait des circonvolutions autour du centre. Le chemin s’en approche pour mieux s’en éloigner, il va dans un sens et puis dans l’autre, mais derrière ce chaos apparent il y a un ordre. Le parcours est conçu comme un chemin initiatique vers un but précis : son Être intérieur. Le pèlerin sait que le but est le chemin. Je reçois, je donne ; je nais, je meurs, c’est de ce rythme essentiel de la Vie dont nous parle le labyrinthe.

Entrer dans le grand courant de la Vie

Par la forme et le fond la pratique du Mandala est similaire à cette quête dont nous parle le labyrinthe. Chaque étape atteinte dans une meilleure connaissance de soi est une porte pour aller plus loin. L’essentiel étant d’épouser ce grand rythme du vivant : flux et reflux.

 

Le manège

Tourner autour de son axe

Qui enfant n’a pas aimé monter dans un manège ?

Un manège n’est rien d’autre qu’un mandala en mouvement ! Nous avons un plate forme ronde, un point central où passe l’axe de rotation. Le cercle est divisé en rayons qui désignent la place de chaque animal, voiture, avion sur lesquels vont monter les enfants. Et les voilà partis pour une ronde autour d’un point central comme des satellites autour de leur planète.

RondeEnfants-0011

La ronde

Tout-Un

Entrer dans la ronde, c’est entrer dans un courant qui nous entraîne dans un tourbillon. Chacun à égale distance du centre, chacun à sa place. Chaque participant épouse la dynamique de la ronde et ne fait plus qu’un avec elle. Nous touchons là la notion du Tout-Un, symbole majeur du mandala.

En mettant en couleur un mandala, nos mains et nos crayons font également la ronde autour du centre, même le mandala tourne autour de son axe.

 

Gâteau et pizza ?

Tous rassemblés autour d’un centre

Les chevaliers se réunissaient autour de la table ronde autour d’un même projet. Les familles ou les amis se réunissent autour d’un gâteau à l’occasion d’une fête ou pour marquer un temps fort. Il n’est pas rare que le gâteau soit rond et qu’il ait une décoration en son centre : un mandala. Alors, gâteaux individuels ou un gros gâteau ? Le symbole n’est pas le même !

Comme le gâteau, le mandala peut rassembler un groupe autour d’un mandala collectif.

 

La montre à aiguilles et autres cycles

Partager le cercle, c’est partager le temps

Quel beau mandala qu’une horloge ou une montre à aiguilles !

Les aiguilles fragmentent l’unité du cercle, morcellent notre journée en 24 heures.

Une montre « camembert »

La position des aiguilles nous permet de visualiser où nous en sommes dans l’heure qui passe, au quart ? À la demie ? Nous pouvons nous positionner visuellement dans le temps.

L’heure du goûter

Quand vous étiez petit on vous disait peut-être : « quand la petite aiguille sera sur le 4, ce sera l’heure du goûter » et vous regardiez la distance qui séparait la petite aiguille du 4 et vous appreniez ainsi à évaluer le temps qui passe.

La cohérence dans le cercle

Les éléments séparés d’un cycle gardent toute leur cohérence dans l’unité du cercle. La pratique du mandala permet de mettre de la cohérence dans les événements épars de notre vie.