LE MANDALA ET L’UNITÉ PERDUE

 

Nous avons tous un profond désir de cohérence
et d’unité.

 

Notre identité se construit d’abord sur une séparation.

Le docteur Philippe Dransart dans ses livres, nous parlent de ces blessures initiales qui se réveillent à tout instant de notre vie.

Le mandala, compagnon de vie, nous accompagne dans ces temps de séparation.

 

Quand je me regarde dans un miroir, je vois mon enveloppe. Au-dedans, c’est moi ; au-dehors, c’est l’autre. Entre ce dedans et ce dehors : la peau. Cette peau définit mon enveloppe. Cette peau m’isole et me protège et en même temps, elle est mon instrument de sensibilité.

 

 

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Le mandala, lui aussi, a son enveloppe : le cercle périphérique. Cette membrane sécurisante et contenante délimite un dedans où je peux exprimer ma personnalité. Cette membrane n’est pas étanche, la pratique du mandala montre que ce qui est exprimé dedans est en résonance avec ce que je vis dehors.

 

La question de notre identité se fonde sur un paradoxe : être séparé tout en étant en relation.

 

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Exister ex/sistere signifie littéralement « en dehors/se tenir »… Venir à l’existence, c’est se retrouver en dehors, c’est venir expérimenter la séparation, faire l’expérience d’être séparé (de sa mère dès le jour de sa naissance). Ma venue à l’existence, avec ce sentiment de séparation qui en résulte, va engendrer en moi le désir de retrouver le paradis perdu, ou plutôt l’unité perdue. Thème récurrent dans toute la littérature et les mythes.

 

 

Retrouver l’unité ? Mes yeux, tournés vers l’extérieur, cherchent l’unité du côté du multiple qui se présente à moi. Mais le désir d’unité refuse le multiple, et cela devient insoluble… jusqu’au jour où se produit un retournement. Alors je me tourne vers le centre pour découvrir qui je suis, me rapprochant de ma beauté, ma vérité et mon unité.

 

 

Du Pourquoi au Pour Quoi

 

Cette traversée de la séparation est une façon d’éveiller notre conscience. Cette idée est illustrée par ce jeu de mot : du Pourquoi au Pour Quoi, cher à Philippe Dransart et à Marc Halevy.

Le pourquoi nous renvoie aux origines et risque de nous arrêter dans notre quête face à une porte fermée. Séparer le Pourquoi et en faire un Pour Quoi, c’est ouvrir une porte. La séparation devient une opportunité et nous ouvre sur un devenir. Vivre les difficultés comme des occasions de dépasser nos limites, de nous propulser vers un niveau de conscience supérieur est un défi.

 

Texte inspiré par le livre du docteur Philippe Dransart « Guérir, la traversée » – Le mercure dauphinois.

 

 

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bandeau-fin-pageLe mandala nous accompagne dans ce retournement vers le centre. La mise en couleur d’un mandala, forme unifiante et englobante, adoucit notre sentiment de séparation.